Donner c’est tuer


Ceux qui ont l’habitude de travailler à mes côtés m’entendent souvent répéter cette phrase: “L’enfer est pavé de bonnes intentions”.

Souvent je prononce cet adage dans un contexte léger.

Aujourd’hui je souhaite vous faire partager ma découverte d’un livre qui confirme cette thèse sur un sujet beaucoup plus grave et en relation directe avec Labadens et sa philosophie.

L’AIDE FATALE, par Dambisa Moyo (JC Lattès) est un réquisitoire contre une pratique que nous condamnons à longueur de temps chez Labadens: l’Aide au Pays Pauvres.
Ce livre confirme avec brio ce que nous nous efforçons de dénoncer: l’aide aux pays en voie de développement n’est pas inutile…elle est pire!

Elle entrave le développement de ces pays et les plonge dans une spirale infernale.

Prononcée par moi, cette phrase sent bon la provoc’. Lorsque Dambisa Moyo (originaire de Zambie, formée à Harvard, Oxford et passée par la Banque Mondiale) le dénonce, ça attire forcément un peu plus l’attention.

Premier constat: c’est dans les pays africains les plus aidés depuis un siècle que la pauvreté a le plus augmenté.

Pourquoi? Le cercle vicieux est simple à comprendre et à démontrer: l’aide engendre la corruption. Elle fournit aux dirigeants en place des moyens de conserver leurs places sans avoir de comptes à rendre à leurs populations.  Elle freine donc l’établissement d’un authentique état de droit, ce qui éloigne les investisseurs. Elle oriente l’argent reçu vers de grands projets à l’utilité souvent discutable…mais qui facilitent les pots-de-vin. Elle détourne ensuite les élites intellectuelles vers des postes politiques ou administratifs propices au prélèvement de dîmes, enfin, last but not least, elle provoque des distorsions de concurrence qui découragent les producteurs locaux. Au final, cela entretient voir aggrave la  pauvreté ce qui justifie l’octroi d’aides supplémentaires.

CQFD.

Mais alors pourquoi les GDDJPDDN (Gentils Donateurs Des Jolis Pays Développés Du Nord) continuent dans cette voie?

Tout d’abord parce que cela leur donne bonne conscience (nous avons également eu cette problématique à gérer lors de notre mission d’audit en juillet puisqu’une partie de l’équipe a eu tendance à agir de manière compassionnelle…mais cela fera l’objet d’un prochain post).

Ensuite parce qu’elle sert indirectement les lobbies agricoles Américains et Européens qui y voient une compensation des subventions qu’ils perçoivent.

Enfin, parce que sa gestion et sa répartition occupent dans les pays riches des dizaines de milliers de personnes réparties dans des milliers d’organismes internationaux, d’observatoires, d’administrations qui cherchent à justifier leur existence et pour qui le charity business est une manne.

Allons nous nous arrêter sur un tel constat déprimant?

Ce n’est pas le genre de Labadens. Nous ne sommes pas des Nicolas HULOT du développement Nord/Sud. Nous ne nous contentons pas de dénoncer et notre raison d’exister est d’imaginer et mettre en application des solutions (aussi imparfaites soient-elles, selon l’autre adage auquel je tiens tant, et qui fera l’objet d’un autre post: “Il vaut mieux une bonne solution aujourd’hui qu’une solution parfaite l’année prochaine”).

Plusieurs pistes:

-Supprimer l’aide dans un délai de 5 à 10 ans;

-Utiliser les émissions d’obligations comme nouvelle source de financement (cela coûte certes plus cher que les prêts bonifiés de la Banque Mondiale mais cela fait entrer les emprunteurs dans le cercle vertueux de la crédibilité qui attirera des investisseurs étrangers);

-Poursuivre la promotion du microcrédit;

-Accroître la promotion du méso-Private Equity.

Car il faut savoir dépasser les dogmes et les lieux communs: A ce jour, l’économie de marché et le libéralisme restent LES SEULS moyens pour un peuple d’accroître son niveau de vie et de s’extraire de la pauvreté.

Et ce n’est pas Michel FONT ni Dambisa MOYO qui le dit, mais un vieux barbu qui a déclaré il y a 2000 ans qu’il valait mieux apprendre à un homme à pêcher plutôt que de lui offrir un poisson.

Michel

Ps: Je tiens à remercier Gérard MOATTI, dont l’excellent article  ”L’enfer des bonnes intentions” dans les Echos a attiré mon attention sur l’ouvrage de Dambisa MOYO.



Pourquoi nous ne changerons pas le nom de Labadens?


Tout d’abord, à titre perso: j’aime bien Labadens.

En plus c’est le nom sous lequel on en parle depuis le début et j’aurais vraiment du mal à changer maintenant. D’ailleurs même si on changeait je suis persuadé qu’entre nous on continuerait à l’appeler
Labadens. Pourquoi se compliquer la vie?
D’autre part, Labadens Private Equity: ça claque bien. Le caractère à la fois traditionnel (par sa désuétude) et châleureux (par sa signification) de “Labadens” équilibre bien le côté froidement efficace mais explicite de “Private Equity”.
Un peu comme quand on appelle un fromage industriel, pasteurisé et lyophilisé “Le Rustique”. Sur un plan commercial, il n’est pas non plus inintéressant d’avoir un nom compréhensible sur le fond (Private Equity: c’est on ne peut plus clair) et légèrement énigmatique sur la forme (Labadens) qui permet d’engager la conversation avec le client potentiel (ci-après dénommé “le prospect”) sur un mode ice-breaking/story-telling du type “Mais pourquoi “Labadens”" et là on enchaîne avec la petite anecdote qui tire la larmichette histoire de créer une complicité et une implication émotionelle du prospect qui va faciliter l’acte d’investissement.
“Nous ne sommes pas une société de Private Equity, nous sommes des “Camarades”qui oeuvront pour le bien dans le monde et votre capital peut nous y aider”.

Les Américains font ça très bien (la preuve: on connaît tous les anecdotes de HP qui a démarré dans un garage, la rivalité Gates/Jobs, la légende Coca-Cola) et ça a un avantage considérable: marquer durablement la personne qui écoute par un procédé sobrement intitulé par les experts en communication “Fait-Opinion-Sentiment” avec lequel j’ai déjà pas mal embêté mes clients et mes amis.
Enfin, comme je l’ai fait pour la politique RH, j’essaie de me contraindre à voir grand et à long terme dès le départ (on va pas se la jouer petit bras): Labadens a un avantage CONSIDERABLE: ça se prononce parfaitement bien dans toutes les langues Occidentales (Anglais, Espagnol, Français, Allemand, Italien, Portugais…).
Faudra juste checker que ça veuille pas dire “j’urine sur le cadavre de ta mère” en Chinois au cas où mais à priori c’est bon (Ne rigolez pas, en Arabe ALCATEL ça veut dire assassin et ça a pas mal compliqué
leur implantation en Afrique du Nord…).

Mais comme je suis tatillon j’ai quand même essayé de trouver des propositions alternatives de noms histoire que Labadens ne soit pas un nom “par défaut” mais un véritable choix. Le nom idéal serait celui d’un phénomène émergeant et durable (comme “Equitable” par exemple). Eviter les noms tendances (si t’as appelé ton Resto “José Fooding” y a 2 ans t’es “in”, si tu l’appelles “José Fooding” demain: t’es ringard). Fuir les “Modes” (Tektonik Private Equity par exemple).

J’ai donc fait un tour sur les blogs de “Trendy’s” et les différents “Name Generators” qui traînent sur internet. Un name generator pout personnages d’Heroic Fantasy m’a fait les propositions suivantes:

Silmand, Elréndel, Vithraldor, Lómáldur, Galithralith, Cilmandir, Unor, Elimir, Elvumbor, Elvarand,  Folith,  Gyldor.

Ce sent un peu trop le Seigneur des Anneaux à mon goût.

Un générateur d’anagrammes dans lequel j’ai entré quelques uns de nos noms de famille propose: Knutpfauf Odobs
Pas génial.

Je suis donc allé sur Blogadilla qui a conçu un générateur aléatoire de noms de meubles IKEA fantaisistes. Pour Labadens, on obtient une table qui s’appelle SLÄBJÄDDENNS.

Avec les même noms de famille que tout à l’heure ça donne SFÖNTFOKKÅPUDDYBS. A part RealSphere que j’aime bien mais qui manque un peu de profondeur au détriment d’un style un peu philo-bling-bling le reste m’emballe pas des masses.
Mais je vous laisse seuls juges.



Ouverture du blog Labadens


Bienvenu sur le blog Labadens Private Equity officiellement ouvert.

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